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Kérourien visé par une équipée sauvage lundi soir

Treize véhicules ont été dégradés, rues du Père-Ricard et Amiral-Charner. Dans le quartier de la rive droite, les habitants restent silencieux. Presque pas étonnés.

Il est 21 h, lundi soir. Les policiers se précipitent à Kerourien, rive droite. Une quinzaine de personnes, armées et encagoulées, viennent de s’en prendre aux véhicules garés rues Père-Ricard et Amiral-Charner. Treize véhicules sont touchés.

Deux habitants du quartier sont extraits de leur Smart par les agresseurs. Ils ne sont pas blessés mais leur véhicule est retrouvé incendié plus tard dans le quartier de Pontanezen. À bord, des clubs de golf. Ils pourraient avoir servi à briser les vitres des voitures de Kerourien.

Les auteurs des dégradations seraient venus à Kerourien à bord d’une Peugeot 406 bleue, une Audi A3 grise et une Volkswagen Golf noire. Signe d’une préparation minutieuse, les plaques d’immatriculation étaient masquées à l’aide d’un ruban adhésif noir.

« On est habitués »

Mardi après-midi, il ne restait presque aucune trace de l’équipée sauvage. Juste un pare-brise fêlé, un rétroviseur maladroitement redressé et une bâche recouvrant l’arrière d’un véhicule. « Les autres voitures sont déjà toutes parties au garage », explique un habitant. Ses enfants s’amusent quelques mètres plus loin dans une aire de jeux, au pied des immeubles.

Les quelques parents présents sont formels : personne n’a rien vu, ni entendu. « On était à la maison avec les enfants. Heureusement », glisse une maman. Un papa, désabusé, regrette : « Ça fait vingt ans qu’on habite là. On ne fait plus cas de ce genre de choses. On est habitués. »

Robert Jestin, adjoint au quartier de Saint-Pierre, se montre moins fataliste. « C’est le choc, admet-il. Ça fait deux ans que je suis adjoint. On a déjà eu des petits trucs, mais pas des choses comme ça. »

Dans la nuit de lundi à mardi, en compagnie de Patricia Salaün- Kerhornou, il est resté jusqu’à 1 h du matin parler avec les habitants : « Ceux qui pâtissent de ces agissements sont des petites gens, qui ont besoin de leur voiture pour aller au boulot. »

D’ailleurs, réagissant rapidement par communiqué de presse, François Cuillande, maire, indique avoir « demandé que l’association Emergence puisse accueillir les personnes dont les véhicules ont été dégradés, dès ce mercredi dans ses locaux mais aussi à la mairie de quartier de Saint-Pierre entre 14 h et 16 h. »

La vidéo d’un témoin

Les événements de lundi ont tout d’un règlement de comptes. Des groupes de Pontanezen et Kérourien s’affrontent régulièrement depuis plus d’une quinzaine d’années. Avec des couteaux, des jets de pierres et de bouteilles, voire des fusils de chasse. En mai 2015, la fusillade de Kergaradec aurait été une manifestation de plus de cette rivalité.

« Ceux qui règlent leurs comptes en s’attaquant à des tiers doivent savoir que leurs agissements ne seront jamais admis dans notre ville », tonne François Cuillandre. Selon lui, la police a fait preuve « d’une très grande réactivité et d’une forte mobilisation […] dès lundi soir à Kérourien comme à Pontanezen ».

Mardi soir, l’enquête se poursuivait et la police n’a pas communiqué sur d’éventuelles interpellations. Une vidéo, prise par un témoin, a été confiée aux enquêteurs.

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Pierrot
Pierrot, jeune "vieux" de 43 ans. Fondateur du Magazine Brest2008, fondé en... 2008 ! Une aventure humaine qui me passionne depuis 8 ans maintenant. Notre équipe de passionnés est là pour vous informer.